Créée en 2008 par un ingénieur issu de l’aéronautique, la petite société Imex-CGI implantée à l’incubateur de la Technopole de Brest est en train de s’affirmer sur le marché des énergies renouvelables par une double activité de commercialisation de systèmes ENR (solaire thermique sous vide, éclairage, photovoltaïque et petit éolien) et d’expertise d’ingénierie. Il existe en effet un besoin d’accompagnement de la part des développeurs de projets solaires, pour le choix des panneaux, l’installation filaire, l’ancrage au sol, etc. Imex-CGI accompagne actuellement par exemple un projet important au sol mettant en oeuvre des trackers. Mais la jeune entreprise cherche aussi à se démarquer au plan technologique en étoffant son offre de solutions. Elle devrait ainsi enrichir son offre de petites éoliennes avec un modèle à axe vertical couplant deux types de pales (de type Savonius et Darrieus) pour bénéficier des atouts de chacune des deux technologies (démarrage en faible vent, faible bruit, pas de décrochage au vent…). Le prototype de cette petite éolienne d’origine espagnole devrait être disponible d’ici un mois. Imex-CGI travaille également sur une autre petite éolienne à axe horizontal pour la proposer en cinq pales au lieu de trois et ouvrir ainsi un champ d’applications plus large. « Nous travaillons sur le petit éolien depuis le début de notre activité. C’est un secteur plein de potentiel mais qui nécessite des études assez complexes. Notre double compétence études et produits est alors un atout », explique en substance Christophe Goasguen, le Directeur général de l’entreprise.
Au-delà de ce développement de l’éolien et des autres produits de base de l’entreprise (solaire thermique en tube, PV, éclairage urbain solaire…), Imex-CGI porte un projet très ambitieux dans le photovoltaïque à concentration (CPV), qui devrait le positionner très favorablement sur ce marché en France pour les années à venir. L’entreprise travaille avec des partenaires techniques sur la conception de panneaux CPV de très haute performance. « L’idée est de combiner l’usage de cellules triple-jonction (germanium, gallium, arséniure de gallium) avec les lentilles de concentration, ce qui n’existe pas encore sur le marché », explique Christophe Goasguen. La technologie est en phase finale de validation (panneau de 246 Wc/m2) et un projet de centrale solaire (avec suiveur, obligatoire pour cette technologie) est à l’étude sans doute pour l’année 2011. Ce travail de conception devrait s’accompagner de l’engagement de la société dans la production, Imex-CGI pouvant alors devenir le premier producteur français de panneaux CPV hauteperformance.