Âgé de 56 ans, Jean-Jacques Le Garrec, installé avec son épouse Liliane en production laitière à Plougonven (29) a commencé à songer à son projet photovoltaïque dès 2008. “C’était une façon de se diversifier, sans augmenter la somme de travail pour une fois, et aussi d’anticiper la retraite, s’explique-t-il. L’aspect production d’énergie propre a aussi joué.” Désireux de ne rien laisser passer au hasard, l’éleveur a longuement potassé le projet. Après avoir démarré une étude avec un installeur, c’est finalement avec un second (Imex CGI, basé à Brest) qu’il l’a finalisé. Le tout a été signé en mai 2009, pour une entrée en fonctionnement ce mardi.
1000 m2 de panneaux
Il faut dire qu’il n’a pas vu les choses en petit : la superficie de panneaux installés, sur trois bâtiments, avoisine 1000 m2 et la puissance de l’installation atteint 137 Kilowatts crête (kWc). Les trois toitures concernées sont orientées Sud, avec une pente légèrement inférieure à 35°. Les panneaux choisis, allemands comme souvent, sont de type monocristallins. Ces derniers (système bois + PVC sur charpente métallique) n’assurent pas l’étanchéité du bâtiment. Le critère n’était en effet pas obligatoire au moment où le projet a été signé, mais il le deviendra après 2012 pour pouvoir obtenir le tarif de 50 centimes d’euro / kWh. Pour sa part, Jean-Jacques Le Garrec a bénéficié de l’ancien tarif de rachat, à savoir 60 centimes.
La production couvrira les annuités
Anne-Laure Lussou
Secteur photovoltaïque : des avancées
Depuis le 22 mars dernier, un décret ministériel rend obligatoire l’obtention de l’attestation de conformité électrique pour les centrales photovoltaïques (puissance inférieure à 250 kVA). Les installateurs de panneaux doivent donc dans leur ensemble se conformer à cette règle, ce qui n’était pas toujours le cas jusqu’à présent. Dans un autre registre, le Comité d’évaluation de l’intégration au bâti (CEIAB), créé à mi-janvier par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), publiera le 1er juillet prochain ses premières listes de produits ayant reçu un avis favorable pour les tarifs d’intégration au bâti et d’intégration simplifiée au bâti. Ces listes seront disponibles sur le site internet du CEIAB (www.ceiab-pv.fr) et remises à jour au minimum tous les deux mois. La distinction entre ”intégration au bâti” et “intégration simplifiée au bâti” semble en effet, de prime abord, assez complexe. D’où l’intérêt du travail du CEIAB, qui a pour rôle d’accompagner ceux qui le souhaitent à s’équiper de panneaux photovoltaïques.